Les gants en cuir anglais : toute une tradition

Il faut bien l’admettre, les gants en cuir réalisés dans les règles de l’art ont bien plus de classe et sont beaucoup plus agréables à porter qu’une paire de gants en acrylique ou en polaire achetés au magasin de sport le plus proche. Bien entendu, il existe aussi des gants en cuir de qualité inférieure, mais leur rendu est souvent encore plus inesthétique que celui des gants synthétiques. Non, pour être sûr de son style en toutes circonstances, seuls de vrais gants en cuir fabriqués selon des procédés respectueux des matériaux feront l’affaire. Mais puisqu’on parle de procédés, que sont-ils vraiment ? Comment sont fabriqués les gants en cuir des plus grandes marques ? Voici quelques explications que vous pourrez ressortir lorsqu’on vous complimentera sur votre nouvelle paire de gants.

Un procédé qui a peu changé

Les gantiers de renom, comme Dents en Angleterre, par exemple, ont mis au point leurs processus de fabrication il y a de nombreuses années, voire plusieurs siècles, et n’ont pas jugé utile de mécaniser outre mesure leurs lignes de production, contrairement à la plupart des autres industries qui se sont modernisées en masse au XIXème siècle. Non que les marques de prêt-à-porter ne fassent pas appel aux grandes usines d’Asie pour la fabrication de leurs gants, mais ceux qui ont voulu conserver la qualité de leurs traditions continuent à découper leurs cuirs à la main. Pour ce faire, ils font appel à un artisan formé à cet art bien particulier qui s’occupe de découper minutieusement chaque forme à assembler pour que le résultat soit parfait. Il ne s’agit pas uniquement de découper la bonne forme, ce qu’une machine pourrait faire sans difficulté, mais bien de sélectionner, dans une pièce de cuir, la partie qui s’y prête le mieux et qui permettra d’obtenir le meilleur rendu possible. Pour certains fabricants, les patrons des découpes n’ont pas changé depuis des centaines d’années et permettent de réaliser une vingtaine de tailles.

Lorsque vient l’étape de la couture, différentes méthodes peuvent être utilisées, mais varient en fonction des matériaux employés. Par exemple, des gants en cuir de mouton avec intérieur polaire pourront plus volontiers être cousus à la machine que des gants en pécari doublés de cachemire. La délicatesse de ces matériaux exige un assemblage entièrement réalisé à la main, afin de garantir la solidité de l’ensemble, qui pourra dépendre de la précision des coups d’aiguille, qui ne s’improvisent pas sur ce type de matières.

Des finitions irréprochables

Si certains fabricants cherchent avant tout à se montrer compétitifs, comme le montre bien cet article de La Dépêche, d’autres accordent une attention toute particulière aux finitions de leurs gants. Pour leur donner leur forme définitive, par exemple, les gants peuvent être repassés sur des modèles de mains en laiton, chauffés à une température parfaite. Contrairement aux gants premier prix, ceux des grandes maisons ont une doublure cousue séparément, presque comme un autre gant qui est inséré dans le premier au moyen de mains de mannequins, de la même manière que pour le repassage.

Le métier et la passion de la tradition se ressentent dans les créations des plus grandes maisons, qui proposent encore aujourd’hui des gants d’une qualité inimitable.

Un petit partage ?Share on Google+1Tweet about this on TwitterShare on Facebook0

Laisser un commentaire